Avec plus de 210 millions d’habitants, un territoire presque continental, des ressources naturelles considérables et une économie de plus de 2 000 milliards de dollars, le Brésil possède une grande partie des attributs matériels de la puissance. Mais son importance tient peut-être davantage encore à ce qu’il refuse d’être : un simple satellite de l’un des grands blocs qui structurent le monde.
Le Brésil est difficile à classer. Il appartient politiquement et géographiquement à l’Occident, entretient des relations historiques avec les États-Unis et l’Europe, mais fait de la Chine son premier partenaire commercial. Il participe au G20 et au BRICS. Il négocie avec les économies avancées tout en revendiquant une représentation accrue du Sud global. Il est exportateur agricole, puissance pétrolière, géant minier, puissance industrielle et détenteur d’une partie considérable des actifs écologiques de la planète.
Cette position n’est pas seulement le produit de la diplomatie du président Luiz Inácio Lula da Silva. Elle s’inscrit dans une tradition plus profonde de la politique extérieure brésilienne : préserver suffisamment d’autonomie pour pouvoir dialoguer avec plusieurs centres de puissance sans s’aligner totalement sur aucun.
Dans un système international redevenu plus fragmenté, cette ambiguïté peut devenir un avantage.
Un pays aux dimensions d’un continent
La première source de puissance du Brésil est géographique.
Avec environ 8,5 millions de kilomètres carrés, il couvre presque la moitié de l’Amérique du Sud et partage une frontière avec tous les États sud-américains à l’exception du Chili et de l’Équateur. Sa façade atlantique s’étend sur plusieurs milliers de kilomètres et lui donne un accès direct aux routes maritimes reliant les Amériques, l’Europe et l’Afrique.
La Banque mondiale estime sa population à environ 213 millions d’habitants en 2025 et son PIB nominal à quelque 2 280 milliards de dollars. Le pays constitue ainsi de très loin la première économie d’Amérique latine et l’une des principales économies mondiales.
Mais ces chiffres ne suffisent pas à expliquer sa singularité.
Peu de grandes puissances disposent simultanément d’autant de terres agricoles, d’eau douce, de ressources minières, d’hydrocarbures, de capacités hydroélectriques, d’un marché intérieur aussi vaste et d’une profondeur territoriale comparable.
Le Brésil est donc beaucoup moins dépendant de l’extérieur pour certaines ressources stratégiques que la plupart des grandes économies industrialisées.
Dans un monde où l’énergie, l’alimentation, les minerais et l’accès aux ressources redeviennent des instruments de puissance, cette caractéristique prend une importance croissante.
Une superpuissance agricole
Le Brésil est devenu l’un des piliers du système alimentaire mondial.
Soja, maïs, sucre, café, viande bovine, volaille, jus d’orange : dans plusieurs grandes filières agricoles, il figure parmi les premiers producteurs ou exportateurs mondiaux.
Cette puissance repose sur une transformation spectaculaire de l’agriculture brésilienne depuis la seconde moitié du XXe siècle. Des régions autrefois considérées comme peu adaptées à l’agriculture intensive, notamment le Cerrado, sont devenues d’immenses bassins de production grâce à la recherche agronomique, à la mécanisation, aux infrastructures et à l’intégration du pays dans les chaînes mondiales de matières premières.
L’agriculture brésilienne est ainsi devenue simultanément une source de devises, un instrument d’influence commerciale et un élément de sécurité alimentaire pour de nombreux partenaires.
La Chine occupe ici une place centrale.
Pékin est le premier partenaire commercial du Brésil depuis 2009. Les matières premières agricoles et minières constituent une part importante des flux brésiliens vers le marché chinois. Plus du quart des exportations du pays sont désormais absorbées par la Chine.
Cette relation crée une interdépendance intéressante : le Brésil dépend fortement de la demande chinoise pour certains de ses produits, mais la Chine dépend également du Brésil pour sécuriser une partie de ses approvisionnements alimentaires et miniers.
Brasília n'est donc pas simplement un fournisseur périphérique de Pékin. Il possède des actifs dont la Chine a besoin.
Du soja au pétrole
À cette puissance agricole s’ajoute désormais une dimension énergétique de plus en plus importante.
Les découvertes pétrolières dites du pré-sal, enfouies sous d’épaisses couches de sel au large des côtes brésiliennes, ont profondément transformé la position énergétique du pays. Les bassins de Santos et de Campos abritent certaines des ressources offshore les plus importantes découvertes au cours des dernières décennies.
Le Brésil est devenu exportateur net de pétrole et l’augmentation de sa production lui donne une importance croissante sur les marchés mondiaux.
Le paradoxe énergétique brésilien est remarquable.
Le pays est simultanément une puissance pétrolière et l’une des grandes économies disposant d’un système électrique largement fondé sur les énergies renouvelables. L’hydroélectricité demeure structurelle, tandis que l’éolien et le solaire progressent rapidement. À cela s’ajoute une longue expérience des biocarburants, notamment de l’éthanol issu de la canne à sucre.
Cette combinaison pétrole-renouvelables-agrocarburants place le Brésil dans une position inhabituelle : il peut bénéficier économiquement des hydrocarbures tout en possédant des avantages comparatifs importants dans une économie mondiale cherchant progressivement à réduire son intensité carbone.
Le FMI soulignait encore en juillet 2026 que le statut d’exportateur net de pétrole et la forte proportion d’électricité renouvelable protégeaient partiellement l’économie brésilienne des chocs énergétiques internationaux.
Le sous-sol brésilien
L’autre réserve stratégique se trouve sous terre.
Fer, bauxite, manganèse, nickel, graphite, lithium, terres rares et surtout niobium donnent au Brésil une place potentiellement considérable dans les chaînes d’approvisionnement minérales du XXIe siècle.
Cette richesse n’est pas nouvelle. Le groupe Vale est depuis longtemps l’un des acteurs majeurs du minerai de fer mondial. Mais la compétition autour des minerais critiques modifie progressivement la valeur stratégique du sous-sol brésilien.
Les batteries, réseaux électriques, véhicules électriques, éoliennes, systèmes électroniques et industries de défense nécessitent des quantités croissantes de minerais dont la production mondiale est souvent géographiquement concentrée.
Pour Washington, Bruxelles comme Pékin, diversifier ces chaînes d’approvisionnement devient une priorité stratégique.
Le Brésil possède donc une carte supplémentaire : il peut chercher à attirer des investissements étrangers sans nécessairement céder le contrôle politique de ses ressources à un seul partenaire.
La véritable question sera cependant celle de la valeur ajoutée. Exporter davantage de minerais renforcerait les recettes extérieures. Développer localement le raffinage, la transformation, les matériaux avancés et certaines industries aval pourrait transformer une richesse géologique en puissance industrielle.
La Chine, partenaire indispensable mais pas allié
Aucune analyse du Brésil contemporain ne peut ignorer la Chine.
Les deux économies sont devenues profondément complémentaires. Le Brésil exporte principalement des matières premières agricoles, minières et énergétiques ; la Chine fournit machines, équipements, produits manufacturés, composants électroniques et capitaux.
Mais Brasília n’a jamais traduit cette relation commerciale en alliance stratégique exclusive.
C’est précisément ce qui distingue la diplomatie brésilienne.
Le pays cherche à entretenir simultanément des relations étroites avec Pékin, Washington, Bruxelles, les États latino-américains, l’Afrique, le Moyen-Orient et les autres grandes économies émergentes.
Le BRICS constitue l’un des instruments de cette stratégie.
Lors de sa présidence du groupe en 2025, le Brésil a placé parmi ses priorités la coopération du Sud global, la réforme de la gouvernance internationale, le commerce et les investissements, le financement climatique, la gouvernance de l’intelligence artificielle et la réforme de l’architecture multilatérale de paix et de sécurité.
Il ne s’agissait donc pas simplement de participer à une coalition « anti-occidentale ».
Brasília conçoit plutôt le BRICS comme l’un des instruments permettant d’augmenter le poids des puissances émergentes dans un système international dont les principales institutions ont été construites lorsque leur poids économique était beaucoup plus faible.
Ni Washington, ni Pékin
Cette stratégie porte un nom souvent utilisé dans la tradition diplomatique brésilienne : l’autonomie.
Elle ne signifie pas neutralité absolue. Le Brésil prend position sur de nombreux dossiers internationaux et ses gouvernements successifs ont naturellement eu des sensibilités différentes.
Mais l’objectif structurel reste largement identique : éviter qu’une relation privilégiée avec une puissance extérieure limite la capacité du pays à défendre ses propres intérêts.
Cette logique explique pourquoi le Brésil peut approfondir ses échanges avec la Chine tout en maintenant des relations économiques et institutionnelles importantes avec les États-Unis.
Elle explique également l’importance persistante de l’Europe.
L'accord entre l'Union européenne et le Mercosur en constitue une illustration. Après plus de deux décennies de négociations, un accord politique avait été trouvé en décembre 2024. L'Union européenne et les quatre membres fondateurs du Mercosur — Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay — ont finalement signé en janvier 2026 l'accord de partenariat ainsi qu'un accord commercial intérimaire.
Pour le Brésil, multiplier les partenariats réduit précisément le risque de dépendance envers l’un d’entre eux.
Dans un monde organisé autour d’une confrontation croissante entre les États-Unis et la Chine, Brasília tente donc de conserver une troisième position : coopérer avec les deux sans accepter de devoir choisir définitivement entre eux.
Le géant diplomatique du Sud global
Le Brésil ne cherche pas seulement davantage de commerce. Il revendique davantage de pouvoir institutionnel.
Depuis plusieurs décennies, Brasília défend une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies et aspire à devenir membre permanent dans le cadre d’un élargissement de l’institution.
Cette ambition révèle la manière dont le pays se perçoit.
Le Brésil considère que l’architecture internationale issue de 1945 reflète imparfaitement la distribution contemporaine de la population, de l’économie et de la puissance. Avec l’Inde, l’Allemagne et le Japon dans le G4, il soutient depuis longtemps une réforme de la représentation permanente du Conseil.
Le pays utilise également le G20, le BRICS, le Mercosur et de nombreux forums multilatéraux pour augmenter son influence.
Son ambition n’est cependant pas de devenir une superpuissance militaire.
C’est une différence fondamentale avec les États-Unis, la Chine ou la Russie.
La stratégie brésilienne repose davantage sur la masse économique, les ressources, la diplomatie, la capacité de coalition et son statut de grande puissance du Sud que sur une capacité de projection militaire mondiale.
L’Amazonie : richesse, responsabilité et instrument de puissance
Aucun autre actif ne symbolise autant les contradictions du Brésil que l’Amazonie.
La plus grande forêt tropicale du monde constitue simultanément une réserve exceptionnelle de biodiversité, un gigantesque stock de carbone, un espace économique, un territoire habité, une ressource scientifique et un enjeu géopolitique.
Une grande partie de l’Amazonie se trouve sur le territoire brésilien.
Cette réalité donne au pays une importance environnementale mondiale qu’aucune diplomatie ne pourrait fabriquer artificiellement.
Les politiques brésiliennes de déforestation ont donc des conséquences internationales directes. Les données du système PRODES de l’INPE estimaient la déforestation de l’Amazonie brésilienne à 5 796 km² en 2025, soit une baisse d’environ 11 % par rapport à 2024 et le niveau le plus faible depuis onze ans.
Mais le débat dépasse la seule conservation.
Brasília refuse régulièrement l’idée selon laquelle l’Amazonie devrait être administrée selon des préférences définies à l’extérieur du pays. La souveraineté sur le territoire reste un principe central de la politique brésilienne.
Le défi consiste donc à transformer la préservation en avantage économique et diplomatique : finance climatique, bioéconomie, recherche pharmaceutique, gestion forestière, marchés carbone, agriculture durable et valorisation de la biodiversité.
Si cette transformation réussit, l’Amazonie pourrait devenir non seulement une responsabilité environnementale mais l’un des principaux actifs géoéconomiques du Brésil.
Une puissance industrielle souvent oubliée
Réduire le Brésil au soja, au minerai de fer et au pétrole serait pourtant une erreur.
Le pays possède l’une des bases industrielles les plus diversifiées du monde émergent.
Automobile, sidérurgie, chimie, agro-industrie, machines, défense, énergie, services financiers et aéronautique constituent encore des secteurs importants.
Embraer en est probablement le symbole international le plus visible.
Le constructeur brésilien est devenu l’un des principaux fabricants mondiaux d’avions commerciaux et domine une partie du marché des appareils régionaux. Cette réussite démontre qu’un pays principalement associé aux matières premières peut également créer et maintenir des compétences industrielles extrêmement complexes.
Petrobras illustre une autre forme de capacité technologique : l’exploitation offshore en eaux profondes et ultra-profondes.
L’enjeu pour les prochaines décennies consiste précisément à multiplier ces exceptions.
Car le Brésil souffre depuis longtemps d’un phénomène inverse : une forte compétitivité dans l’agriculture et l’extraction accompagnée d’une progression beaucoup moins spectaculaire de la productivité dans une grande partie du reste de l’économie.
Le paradoxe économique brésilien
C’est ici que commence la principale limite de la puissance brésilienne.
Le pays dispose d’actifs exceptionnels mais les convertit imparfaitement en prospérité.
La Banque mondiale estime que la croissance réelle a atteint 3,4 % en 2024 puis 2,3 % en 2025. Le FMI prévoyait en juillet 2026 une croissance de 2,4 % pour 2026 et autour de 2,5 % à moyen terme.
Ces performances témoignent d’une économie résiliente. Elles restent néanmoins insuffisantes pour provoquer rapidement une convergence du niveau de vie avec les économies développées.
La productivité constitue l’un des problèmes structurels.
Complexité réglementaire, insuffisances éducatives, infrastructures, faible investissement, coût du capital, fragmentation fiscale et administrative et environnement des affaires ont longtemps réduit le potentiel de croissance.
La réforme de la fiscalité indirecte adoptée en 2023 constitue à cet égard une transformation importante. Elle vise à remplacer progressivement un système particulièrement complexe par une architecture de TVA plus cohérente. Le FMI considère sa mise en œuvre comme l’un des facteurs susceptibles d’améliorer la productivité à moyen terme.
Mais les contraintes budgétaires restent considérables.
Le FMI continue notamment de signaler le niveau élevé et croissant de la dette publique ainsi que le poids des charges d’intérêts. Une économie riche en ressources peut donc simultanément posséder une importante marge géopolitique et une marge budgétaire beaucoup plus étroite.
Un marché du travail transformé, des fractures persistantes
Les indicateurs sociaux montrent également un Brésil plus complexe que l’image traditionnelle d’un pays condamné au chômage massif.
Selon l’IBGE, le taux de chômage annuel est tombé à 5,6 % en 2025, son niveau le plus faible depuis le début de la série statistique en 2012. Le nombre de personnes occupées a atteint 103 millions, également un record.
La progression de l’emploi et les transferts sociaux ont contribué à réduire la pauvreté au cours des dernières années.
Mais les fractures demeurent profondes.
Les écarts de revenus, de qualité de l’éducation, d’accès aux services publics et d’opportunités restent considérables entre régions et groupes sociaux. La Banque mondiale souligne notamment les écarts persistants entre le Nord et le Nordeste d’une part et les régions plus prospères du Sud et du Sud-Est d’autre part.
Le Brésil possède donc deux réalités simultanées : celle d’une économie continentale sophistiquée, dotée de grandes entreprises, de marchés financiers développés et de pôles technologiques avancés ; et celle d’un pays où une partie importante du potentiel humain reste sous-utilisée.
Cette dualité constitue probablement l’un des principaux obstacles à son ascension.
La puissance sans hégémonie
Le Brésil présente enfin une particularité géopolitique majeure : il domine matériellement son environnement régional sans chercher à construire une hégémonie comparable à celles observées dans d’autres régions du monde.
Aucun autre État sud-américain ne possède une combinaison équivalente de population, de territoire, d’économie et de ressources.
Pourtant, Brasília n’a pas construit autour d’elle un système politique comparable à celui des États-Unis en Amérique du Nord, de la Russie dans une partie de l’espace postsoviétique ou de la Chine en Asie orientale.
Son influence régionale est réelle mais irrégulière.
Le Mercosur lui donne une profondeur économique et diplomatique, mais l’intégration sud-américaine reste limitée par les divergences politiques, les changements de gouvernements et les différences de modèles économiques.
Le paradoxe est frappant : le Brésil est incontestablement la puissance centrale d’Amérique du Sud, mais l’Amérique du Sud n’agit presque jamais comme un bloc organisé autour du Brésil.
Cela réduit mécaniquement sa capacité de projection mondiale.
Le pays qui pourrait devenir plus important sans devenir plus puissant
La trajectoire brésilienne pourrait néanmoins suivre une logique différente de celle des grandes puissances historiques.
Le Brésil n’a pas besoin d’égaler militairement les États-Unis ou la Chine pour voir son importance augmenter.
Il lui suffit que les ressources qu’il possède deviennent plus stratégiques.
La croissance démographique mondiale augmente la valeur de la production alimentaire. La transition énergétique accroît celle des minerais critiques. Les tensions énergétiques renforcent l’intérêt du pétrole offshore. Le changement climatique augmente la valeur politique de l’Amazonie. La fragmentation commerciale donne davantage de poids aux grands marchés capables de dialoguer avec plusieurs blocs. Et l’affirmation du Sud global renforce la demande pour des puissances capables d’en représenter les intérêts sans être entièrement dépendantes de Pékin ou de Washington.
Le Brésil se trouve précisément à l’intersection de toutes ces transformations.
Son problème n’est donc peut-être plus d’obtenir les attributs de la puissance.
Il les possède déjà largement.
Son véritable défi est de les convertir en influence durable.
Le test brésilien
Le Brésil a longtemps été décrit comme « le pays du futur ».
La formule est devenue presque une ironie, tant les périodes d’optimisme ont régulièrement été suivies de crises économiques, politiques ou institutionnelles.
Mais elle masque une évolution plus importante.
Le Brésil n’a pas besoin de devenir une nouvelle superpuissance pour modifier les équilibres internationaux. Dans un monde moins unipolaire, les États capables de contrôler des ressources stratégiques, d’entretenir plusieurs partenariats simultanément et de refuser l’alignement automatique disposent d’une valeur croissante.
L’Inde l’a compris. Les monarchies du Golfe l’expérimentent. La Turquie tente également d’exploiter cette marge de manœuvre.
Le Brésil possède un avantage supplémentaire : une combinaison exceptionnelle de territoire, population, nourriture, énergie, minerais, industrie et capital environnemental.
Mais les ressources ne produisent pas automatiquement de la puissance.
La prochaine étape dépendra de la capacité du pays à augmenter sa productivité, investir dans ses infrastructures et son capital humain, stabiliser ses finances publiques, préserver ses actifs environnementaux et transformer davantage de ses matières premières sur son propre territoire.
S’il y parvient, le Brésil pourrait cesser d’être éternellement présenté comme une puissance émergente.
Il deviendrait simplement ce que sa géographie lui permet depuis longtemps d’être : l’un des États-pivots du système international.
Sources principales
- Banque mondiale, Brazil Overview et World Development Indicators, données économiques, démographiques et sociales, 2025-2026.
- Fonds monétaire international, Brazil: 2026 Article IV Consultation, juillet 2026.
- Instituto Brasileiro de Geografia e Estatística (IBGE), PNAD Contínua, données annuelles sur le marché du travail, janvier 2026.
- Ministério do Desenvolvimento, Indústria, Comércio e Serviços (MDIC), données et publications sur le commerce extérieur et les relations Brésil-Chine.
- Présidence brésilienne du BRICS, priorités et documents officiels de la présidence 2025.
- Instituto Nacional de Pesquisas Espaciais (INPE) / PRODES et ministère brésilien de la Science, de la Technologie et de l’Innovation, données 2025 sur la déforestation.
- U.S. Energy Information Administration, données et analyses sur les ressources pétrolières brésiliennes du pré-sal.
- Commission européenne, documentation officielle sur l'accord UE-Mercosur et sa signature en janvier 2026.
Bureau de recherche Atlas Limits
Bureau éditorial et analytique d’Atlas Limits.


