Les BRICS sont souvent décrits à travers une question spectaculaire : peuvent-ils renverser l’ordre mondial dominé par l’Occident ? La formulation est probablement mauvaise. Elle suppose qu’un nouvel ordre devrait remplacer l’ancien, qu’une coalition cohérente devrait succéder à une autre et que les BRICS devraient devenir une sorte de G7 du Sud pour acquérir une véritable importance stratégique. Or leur évolution suggère autre chose.
Les BRICS ne constituent ni une alliance militaire, ni un marché commun, ni une union politique. Ils ne disposent d’aucune autorité supranationale comparable à celle de l’Union européenne. Ils rassemblent des États dont les régimes politiques, les alliances, les structures économiques et parfois les intérêts stratégiques sont profondément différents. Certains entretiennent avec Washington des relations étroites ; d’autres subissent des sanctions américaines. La Chine et l’Inde coopèrent au sein du groupe tout en demeurant des concurrents stratégiques. L’Iran et les Émirats arabes unis n’abordent pas l’équilibre régional depuis la même position. Le Brésil n’a aucune raison de reproduire la politique étrangère russe ou chinoise.
Et pourtant, les BRICS continuent de s’élargir, de créer des mécanismes de coopération et d’attirer de nouveaux candidats.
C’est précisément ce paradoxe qui permet de comprendre leur importance.
Leur cohésion ne repose pas nécessairement sur ce que leurs membres veulent construire ensemble. Elle repose de plus en plus sur ce qu’ils veulent être capables de faire sans dépendre systématiquement des mêmes centres de pouvoir.
D’un acronyme financier à une plateforme politique
À l’origine, les BRIC n’étaient même pas une organisation.
L’acronyme apparaît en 2001 dans une analyse de Goldman Sachs destinée à identifier quatre grandes économies émergentes — Brésil, Russie, Inde et Chine — dont le poids croissant devait modifier progressivement la structure de l’économie mondiale. Les gouvernements concernés finirent par reprendre à leur compte cette catégorie inventée par la finance occidentale.
Le premier sommet des BRIC se tint en 2009. L’Afrique du Sud rejoignit ensuite le groupe, transformant BRIC en BRICS.
Pendant une grande partie de la décennie suivante, le format pouvait encore apparaître comme un forum diplomatique réunissant des puissances émergentes désireuses d’obtenir davantage d’influence dans les institutions internationales. Mais son élargissement récent en a modifié la nature. Égypte, Éthiopie, Iran, Émirats arabes unis et Indonésie ont rejoint le noyau initial. L’Arabie saoudite a, de son côté, entretenu une position plus ambiguë quant à la formalisation définitive de son adhésion, ce qui rappelle que l’expansion du groupe n’est pas toujours institutionnellement aussi simple que ne le suggèrent certaines représentations cartographiques.
Au sommet de New Delhi de septembre 2026, la déclaration commune a réaffirmé trois piliers : coopération politique et sécuritaire, coopération économique et financière, et échanges culturels et humains. Elle a également consacré une place croissante aux pays partenaires et aux relations avec les économies émergentes et en développement.
Cette expansion transforme la géographie du groupe.
La Chine et l’Inde apportent une masse démographique, industrielle et commerciale considérable. La Russie et l’Iran disposent de ressources énergétiques majeures et d’une position stratégique sur le continent eurasiatique. Le Brésil combine puissance agricole, minière et énergétique. L’Afrique du Sud conserve un rôle important dans l’architecture financière et industrielle du continent africain. L’Indonésie ajoute une grande économie asiatique, des ressources minières essentielles et une position centrale sur plusieurs routes maritimes. Les Émirats constituent un nœud financier, logistique et énergétique mondial. L’Égypte contrôle l’accès au canal de Suez.
Pris séparément, ces pays poursuivent des stratégies nationales différentes. Ensemble, ils couvrent une partie considérable des chaînes mondiales de ressources, d’énergie, de production industrielle, de transport et de consommation.
C’est là que commence le véritable sujet BRICS.
Le piège des statistiques géantes
Les comparaisons entre BRICS et économies occidentales produisent régulièrement des chiffres spectaculaires.
Population mondiale, PIB en parité de pouvoir d’achat, production énergétique, réserves de matières premières ou contribution à la croissance mondiale : selon l’indicateur choisi, l’ensemble représente déjà une fraction majeure de l’économie mondiale.
Ces données sont pertinentes, mais elles deviennent trompeuses lorsqu’elles sont transformées en mesure directe de puissance collective.
Un dollar de PIB calculé en parité de pouvoir d’achat n’est pas équivalent à un dollar mobilisable sur les marchés financiers internationaux. Une population importante ne crée pas automatiquement une puissance économique commune. Des réserves pétrolières situées dans plusieurs États ne constituent pas une politique énergétique coordonnée. Et additionner le commerce extérieur de la Chine, de l’Inde, du Brésil et des Émirats ne crée pas un marché unique.
La distinction entre masse économique et capacité institutionnelle est essentielle.
Les États-Unis disposent d’un marché financier extrêmement profond, d’une monnaie de réserve internationale, d’institutions fédérales communes et d’un système financier capable d’absorber des volumes considérables de capitaux. L’Union européenne possède un marché intérieur, un droit commercial commun, des institutions supranationales et, pour une majorité de ses membres, une monnaie unique.
Les BRICS ne possèdent rien d’équivalent.
Mais ils n’en ont peut-être pas besoin pour modifier progressivement certaines structures de l’économie mondiale.
La dédollarisation sans monnaie BRICS
Aucun sujet n’illustre mieux le malentendu que celui de la monnaie.
L’idée d’une « monnaie BRICS » capable de concurrencer directement le dollar revient régulièrement dans le débat public. Elle supposerait pourtant un degré de convergence économique et institutionnelle que le groupe ne possède pas : banque centrale commune, règles monétaires partagées, mécanismes de gestion des déséquilibres, actifs financiers suffisamment profonds et liquides, convertibilité et confiance durable des investisseurs.
La trajectoire effectivement suivie est beaucoup moins spectaculaire — et potentiellement beaucoup plus réaliste.
La déclaration de New Delhi ne crée aucune monnaie commune. Elle demande au BRICS Payment Task Force de poursuivre l'étude de mécanismes de paiements transfrontaliers plus efficaces. Elle mentionne explicitement l’interopérabilité des systèmes de paiement et de messagerie financière ainsi que le développement des règlements commerciaux et des investissements utilisant les monnaies locales des membres, tout en soulignant qu’il n’existe pas de solution uniforme applicable à tous.
La nuance est fondamentale.
La stratégie n’exige pas de remplacer le dollar.
Elle consiste à rendre son utilisation moins indispensable pour certaines transactions.
Une entreprise indienne achetant des marchandises à un partenaire d’un autre pays BRICS n’a pas nécessairement besoin d’une nouvelle monnaie supranationale si les infrastructures financières permettent de régler directement une plus grande partie de l’opération en roupies, en renminbis ou dans une autre monnaie nationale. Le même raisonnement vaut pour le financement d’un projet, la compensation bancaire ou certains investissements transfrontaliers.
Le système monétaire international peut donc devenir plus fragmenté sans que le dollar cesse d’en constituer le centre.
C’est probablement le scénario le plus crédible : non pas une dédollarisation brutale, mais une diminution progressive du nombre de transactions pour lesquelles le passage par le dollar est techniquement ou économiquement obligatoire.
Construire les tuyaux avant de changer le système
Cette logique apparaît dans plusieurs initiatives financières des BRICS.
La New Development Bank, créée par les cinq membres fondateurs, constitue l’institution la plus tangible de cet écosystème. Elle finance notamment des infrastructures, l’énergie, l’eau, les transports et différents projets de développement. En 2026, elle affiche 139 projets approuvés représentant 42,9 milliards de dollars de financements.
Son importance reste modeste comparée à celle de la Banque mondiale ou des grandes institutions financières internationales. Mais son fonctionnement permet d’observer la direction recherchée.
Le financement en monnaies locales est devenu une priorité stratégique. La banque indiquait en 2026 que ses opérations en monnaies locales avaient atteint près de 30 % et travaillait notamment au développement d’émissions obligataires en roupies indiennes. Sa stratégie consiste explicitement à réduire le risque de change des emprunteurs et à approfondir les marchés financiers domestiques.
La déclaration de New Delhi va plus loin dans cette logique d’infrastructure. Elle évoque les paiements transfrontaliers, les systèmes de règlement et de dépositaire, une nouvelle plateforme d’investissement, le renforcement des capacités de réassurance et l'amélioration du Contingent Reserve Arrangement, mécanisme financier destiné à apporter des liquidités aux membres en période de tension.
Pris isolément, aucun de ces dispositifs ne bouleverse l’ordre financier mondial.
Pris ensemble et développés pendant dix ou vingt ans, ils pourraient cependant produire quelque chose de différent : une couche supplémentaire d’infrastructures financières internationales.
Et c’est précisément là que réside le potentiel structurel des BRICS.
Le pouvoir de l’option
Pendant plusieurs décennies, une grande partie de l’architecture économique internationale a fonctionné autour d’un ensemble relativement concentré d’institutions, de monnaies, de marchés financiers, de systèmes de paiement, d’agences de notation, de banques correspondantes et de normes largement structurés autour des États-Unis et de leurs alliés.
Cela n’implique pas que ces institutions soient exclusivement occidentales ni que les économies émergentes en soient exclues. La Chine, l’Inde, le Brésil et les autres grandes économies du Sud sont profondément intégrés à l’économie mondiale existante.
Mais cette intégration crée également des dépendances.
Les sanctions financières appliquées à la Russie après l’invasion de l’Ukraine ont démontré avec une force particulière que les infrastructures financières peuvent devenir des instruments de puissance géopolitique. Les restrictions technologiques américaines contre la Chine ont produit une conclusion comparable dans les semi-conducteurs. Les tensions commerciales ont rappelé que l’accès aux marchés peut lui aussi devenir une variable stratégique.
Pour de nombreux États, la réponse n’est donc pas nécessairement de quitter le système existant.
Elle consiste à disposer d’une alternative.
Une banque supplémentaire. Une monnaie de règlement supplémentaire. Une route commerciale supplémentaire. Un fournisseur technologique supplémentaire. Un système de paiement supplémentaire. Une source de financement supplémentaire.
Cette multiplication des options réduit la dépendance marginale à chacun des systèmes existants.
La puissance des BRICS pourrait ainsi résider moins dans leur capacité à construire un ordre alternatif que dans leur capacité à empêcher qu’un seul ordre reste incontournable.
La Chine est indispensable — et constitue simultanément le principal problème
Cette évolution possède toutefois une contradiction centrale : la Chine.
Aucune analyse sérieuse des BRICS ne peut traiter leurs membres comme des économies équivalentes. La Chine possède une profondeur industrielle, commerciale et financière sans commune mesure avec la plupart des autres participants.
Elle est donc indispensable à toute montée en puissance économique du groupe.
Mais précisément parce qu’elle est beaucoup plus puissante que la majorité de ses partenaires, elle pose un problème politique évident.
Pourquoi l’Inde accepterait-elle de remplacer une dépendance excessive envers les infrastructures occidentales par une dépendance envers des infrastructures dominées par Pékin ?
Pourquoi le Brésil, les Émirats ou l’Indonésie voudraient-ils entrer dans un système dont les règles seraient principalement déterminées par la Chine ?
Cette question explique une partie de la prudence institutionnelle des BRICS.
L’Inde, en particulier, a intérêt à préserver un format multipolaire plutôt qu’à transformer le groupe en instrument géopolitique chinois. Elle entretient simultanément des relations avec les États-Unis, l’Europe, la Russie, le Japon, les monarchies du Golfe et le reste du Sud global. Elle participe également au Quad avec les États-Unis, le Japon et l’Australie.
Les BRICS lui offrent donc quelque chose de très différent d’une alliance : une plateforme supplémentaire.
Cette logique se retrouve chez plusieurs membres.
Les Émirats arabes unis peuvent approfondir leurs relations avec la Chine tout en conservant des liens économiques, financiers et sécuritaires importants avec les États-Unis et l’Europe. Le Brésil peut réclamer une réforme de la gouvernance mondiale sans rompre avec Washington. L’Indonésie peut participer aux BRICS sans abandonner sa tradition de non-alignement.
Cette ambiguïté n’est pas seulement une faiblesse.
Elle constitue l’un des principes de fonctionnement du groupe.
Le retour du non-alignement, mais sous une autre forme
Le XXe siècle avait produit le Mouvement des non-alignés dans un monde organisé autour de deux superpuissances.
Le XXIe siècle pourrait voir émerger une forme différente de non-alignement.
Il ne s’agit plus nécessairement de rester à égale distance de deux blocs. Les interdépendances sont trop importantes et les coalitions trop mouvantes. Il s’agit plutôt de participer simultanément à plusieurs architectures.
Un État peut utiliser le dollar, accueillir des capitaux européens, acheter des technologies chinoises, importer de l’énergie russe, coopérer militairement avec les États-Unis, emprunter auprès d’une banque multilatérale et rejoindre les BRICS.
Ce comportement peut sembler contradictoire lorsqu’il est observé depuis une logique de blocs.
Il devient parfaitement rationnel lorsqu’il est observé depuis une logique d’autonomie stratégique.
Chaque relation supplémentaire augmente le nombre d’options disponibles.
Les BRICS deviennent alors moins une coalition qu’un instrument de diversification géopolitique.
L’énergie change également l’équation
L’élargissement renforce cette dimension dans les matières premières.
La présence simultanée de grands producteurs et de grands consommateurs crée une géographie particulière. Chine et Inde comptent parmi les principaux importateurs mondiaux d’énergie. Russie, Iran et Émirats sont des producteurs majeurs d’hydrocarbures. Le Brésil développe sa production pétrolière tout en disposant d’un système énergétique largement diversifié. L’Indonésie occupe une position importante dans plusieurs matières premières, notamment le nickel.
Cela ne signifie pas qu’une politique énergétique commune des BRICS soit en train de naître.
Les intérêts sont trop divergents.
Les importateurs souhaitent généralement des prix abordables ; les exportateurs recherchent des revenus élevés. Certains membres appartiennent à l’OPEP ou à l’OPEP+, d’autres non. Les stratégies climatiques, industrielles et énergétiques diffèrent profondément.
Mais là encore, le groupe crée des espaces de transaction.
Un monde dans lequel davantage de contrats énergétiques peuvent être financés, assurés, transportés et réglés à travers plusieurs infrastructures est différent d’un monde dans lequel l’essentiel de ces opérations dépend d’un nombre limité de circuits.
Le changement est moins visible qu’un traité militaire.
Il peut être plus durable.
Une coalition des insatisfaits ?
Il serait toutefois excessif de présenter les BRICS comme l’expression politique homogène du « Sud global ».
Le Sud global lui-même n’est pas un bloc.
Ses États n’ont ni les mêmes intérêts ni les mêmes modèles économiques. Certains veulent réformer les institutions existantes ; d’autres veulent surtout augmenter leur influence en leur sein. Certains contestent ouvertement la puissance américaine ; d’autres entretiennent avec Washington des partenariats étroits.
Le sommet de New Delhi l’a encore montré.
La déclaration commune appelle à réformer la gouvernance mondiale et à accroître la représentation des économies émergentes et des pays en développement. Elle critique également la multiplication des mesures tarifaires et non tarifaires unilatérales et réaffirme l’importance du multilatéralisme.
Mais parvenir à un langage commun sur les crises géopolitiques demeure beaucoup plus difficile. En septembre 2026, la présence simultanée de l’Iran et des Émirats au sein du groupe a notamment compliqué la recherche d’un consensus sur l’escalade au Moyen-Orient. Le texte final appelle à la retenue, au dialogue et à la diplomatie plutôt qu’à une position géopolitique commune beaucoup plus contraignante.
Ce compromis illustre parfaitement la nature des BRICS.
Ils peuvent s’accorder sur le fait que l’ordre international devrait offrir davantage d’espace à leurs intérêts sans nécessairement s’accorder sur ce que devrait être cet ordre.
Ce que les BRICS ne sont pas
C’est pourquoi deux lectures opposées sont également insuffisantes.
La première consiste à annoncer l’effondrement imminent de l’ordre occidental et l’avènement d’un bloc BRICS capable de le remplacer. Elle transforme des tendances réelles en révolution institutionnelle qui n’existe pas encore.
La seconde consiste à considérer les BRICS comme une construction essentiellement symbolique parce que leurs membres sont trop différents pour former une véritable alliance.
Elle sous-estime la possibilité qu’une organisation puisse devenir influente précisément sans devenir une alliance.
Les BRICS n’ont pas besoin d’une politique étrangère commune pour faciliter des paiements en monnaies nationales.
Ils n’ont pas besoin d’une armée commune pour financer des infrastructures.
Ils n’ont pas besoin d’une banque centrale commune pour développer des marchés obligataires locaux.
Ils n’ont pas besoin d’un marché unique pour augmenter le commerce entre leurs membres.
Et ils n’ont pas besoin de faire disparaître le dollar pour réduire certaines dépendances au dollar.
C’est peut-être la caractéristique la plus importante du projet.
Le monde ne bascule pas : il se superpose
L’ordre international qui se dessine pourrait donc être moins spectaculaire que les récits de « basculement historique ».
Le dollar pourrait rester la première monnaie internationale tout en représentant une part plus faible de certaines transactions. La Banque mondiale et le FMI pourraient conserver des fonctions centrales tandis que la New Development Bank et d’autres institutions gagneraient du terrain. Les marchés occidentaux pourraient rester essentiels alors que les flux Sud-Sud augmenteraient. Les États-Unis pourraient demeurer la première puissance financière mondiale sans disposer du même degré d’exclusivité infrastructurelle.
Les anciennes institutions ne disparaîtraient pas.
De nouvelles couches viendraient s’y ajouter.
Cette superposition est probablement plus importante que la recherche d’un hypothétique moment où les BRICS « dépasseront » l’Occident.
Car la puissance internationale ne consiste pas seulement à posséder davantage de PIB, de pétrole, d’habitants ou d’usines. Elle consiste aussi à déterminer par quelles infrastructures les autres doivent passer.
Pendant plusieurs décennies, une partie considérable de ces infrastructures s’est concentrée autour des économies occidentales.
Les BRICS expérimentent progressivement autre chose : non pas nécessairement construire un système capable de remplacer celui qui existe, mais créer suffisamment de routes parallèles pour qu’aucune d’entre elles ne soit absolument obligatoire.
Le processus sera lent. Il rencontrera les rivalités sino-indiennes, les asymétries économiques, les différences réglementaires, les contraintes de convertibilité des monnaies, la profondeur incomparable des marchés financiers américains et les contradictions géopolitiques internes du groupe.
Mais ces limites ne suffisent pas à rendre le phénomène insignifiant.
Elles permettent au contraire de comprendre sa nature.
Les BRICS ne deviennent pas puissants parce qu’ils deviennent semblables.
Ils deviennent importants parce que des pays profondément différents découvrent qu’ils peuvent partager certaines infrastructures sans partager la même vision du monde.
Et si cette architecture continue de se développer, la transformation décisive ne sera peut-être pas l’apparition d’un nouveau centre du système international.
Ce sera la disparition progressive de l’idée qu’il doive nécessairement n’y en avoir qu’un.
Sources principales
- Gouvernement de l’Inde / Prime Minister’s Office, BRICS New Delhi Declaration: Building for Resilience, Innovation, Cooperation and Sustainability, 12 septembre 2026.
- New Development Bank, données institutionnelles et portefeuille de projets, 2026.
- New Development Bank, stratégie et communications relatives au financement en monnaies locales, 2026.
- New Development Bank, Investor Presentation, février 2026.
- Reuters, couverture du XVIIIe sommet des BRICS et de la déclaration de New Delhi, 12 septembre 2026.
Bureau de recherche Atlas Limits
Bureau éditorial et analytique d’Atlas Limits.


