Une voiture quitte une usine marocaine, rejoint un terminal portuaire et embarque pour l’Europe. À la douane, sa valeur entre dans les statistiques d’exportation. Pour le constructeur, elle rejoint le chiffre d’affaires du groupe. Pour le pays qui l’a fabriquée, le calcul commence seulement. Il faut encore savoir quelle part de ses composants a été importée, combien de revenus sa production a distribués sur place, quelles entreprises ont appris à travailler autrement et où se trouvent les équipes qui concevront le modèle suivant.

En 2024, les exportations automobiles marocaines ont atteint 157,6 milliards de dirhams, selon le rapport annuel de l’Office des Changes. Ce montant témoigne d’une transformation industrielle réelle. Il ne mesure cependant ni le revenu conservé par l’économie marocaine ni la maîtrise acquise sur la chaîne de production. Une statistique douanière enregistre ce qui franchit une frontière. Elle ne raconte pas, à elle seule, ce qu’un pays devient.

Cette distinction traverse une grande partie de la mondialisation industrielle. Du Mexique au Vietnam, de la Pologne à la Chine, les investissements étrangers ont contribué à installer des capacités productives, à ouvrir des marchés et à transformer des métiers. Mais une usine peut être simultanément une réussite pour l’investisseur, un progrès pour ses salariés, une charge initiale pour les finances publiques et une occasion encore inaboutie pour les fournisseurs nationaux. Ces résultats ne se contredisent pas. Ils appartiennent à des comptes différents.

C’est dans leur articulation qu’il faut chercher le bilan d’une politique industrielle. Produire davantage, conserver davantage de revenus et acquérir davantage de capacités constituent trois ambitions distinctes. Leur convergence ne se décrète pas le jour de l’inauguration.

Le « compte de résultat des États » désigne ici une méthode de lecture, et non un agrégat officiel. Son objet est de suivre ce que l’investissement apporte, ce qu’il mobilise et ce qu’il laisse derrière lui. Il impose surtout de résister à une tentation familière : additionner toutes les bonnes nouvelles.

Les exportations, les investissements, les salaires et les recettes fiscales ne peuvent pas être empilés pour fabriquer un rendement national. Les IDE sont des flux financiers, qui peuvent notamment financer une acquisition, une extension ou correspondre à des bénéfices réinvestis. Les exportations sont des ventes brutes. La valeur ajoutée mesure la richesse produite après déduction des consommations intermédiaires ; elle comprend déjà les rémunérations du travail et les revenus de la production. Les additionner reviendrait à compter plusieurs fois une partie de la même richesse.

La première opération consiste donc à passer de la valeur exportée à la valeur ajoutée domestique. Les travaux de l’OCDE sur les échanges en valeur ajoutée permettent précisément de distinguer les contributions nationales et étrangères incorporées dans les exportations, y compris celles des fournisseurs indirects et des services. Une voiture exportée emporte avec elle du travail industriel, mais aussi de la logistique, de l’électricité, de l’ingénierie et des prestations réalisées à différents endroits.

Un exemple fictif suffit à montrer l’enjeu. Une filière qui exporte pour 100 et incorpore 60 de valeur ajoutée étrangère produit 40 de valeur ajoutée domestique. Si ses exportations passent à 150 et que leur contenu étranger atteint 65 %, sa contribution domestique monte à 52,5. Le taux d’intégration a reculé, mais la richesse produite sur place a augmenté. À l’inverse, un contenu domestique élevé dans une activité minuscule ne constitue pas nécessairement une réussite supérieure. Il faut regarder ensemble les proportions, les montants et leur évolution.

Un deuxième calcul commence alors. La richesse produite sur le territoire ne revient pas intégralement à ses résidents. Les profits d’une filiale étrangère contribuent au produit intérieur brut du pays d’accueil, mais les revenus attribuables à ses actionnaires non résidents ne deviennent pas pour autant des revenus nationaux. Même lorsqu’ils sont réinvestis, ils restent associés à des droits de propriété étrangers. Le réinvestissement renforce les capacités locales ; il ne change pas automatiquement leur détenteur.

Cela ne transforme pas le dividende en perte illégitime. Le capital engagé a un coût, et l’investisseur supporte des risques. La question économique est celle du partage obtenu et de son évolution. Un pays peut rémunérer correctement les capitaux étrangers tout en augmentant les salaires, les compétences, les recettes publiques et les revenus de ses propres entreprises. Il peut aussi accroître considérablement sa production sans élargir beaucoup les fonctions qu’il maîtrise.

Le Maroc permet d’observer cette différence avec un recul désormais significatif. Dans son examen de 2024, l’OCDE relève les contributions positives de l’investissement étranger à l’emploi, à l’innovation et à l’intégration industrielle. Elle souligne également que les équipementiers automobiles de premier et de deuxième rang sont majoritairement des multinationales, tandis que les PME locales interviennent souvent aux troisième et quatrième rangs. La chaîne existe sur le territoire ; sa distribution interne demeure un enjeu.

Le contenu local mérite donc une lecture plus précise que celle d’un pourcentage unique. Un équipementier étranger installé au Maroc peut employer des ingénieurs marocains, acheter des prestations locales et transmettre des méthodes exigeantes. Sa contribution est réelle. Une entreprise à capitaux marocains peut, de son côté, fournir un produit dont une large part de la valeur est importée. L’adresse de l’usine, la nationalité de l’actionnaire et l’origine de la valeur ajoutée répondent à trois questions différentes.

Pour mesurer la montée en gamme, il faudrait descendre dans les ateliers et remonter dans les organigrammes. Qui dessine la pièce ? Qui choisit les matériaux ? Qui finance l’outillage ? Qui peut modifier le procédé ? Qui possède la relation avec le client ? Une entreprise qui exécute parfaitement un cahier des charges a acquis une compétence précieuse. Celle qui participe à sa rédaction dispose d’un pouvoir supplémentaire. Celle qui peut vendre sa solution à plusieurs clients commence à réduire sa dépendance.

L’aéronautique rend ce raisonnement particulièrement utile. La sophistication du produit final ne suffit pas à renseigner sur les fonctions exercées dans chaque implantation. Pour apprécier une activité, il faut observer ses responsabilités de conception, ses qualifications, ses procédés, ses certifications et la capacité de ses équipes à résoudre des problèmes nouveaux. Une pièce discrète peut incorporer un savoir difficile à remplacer ; un ensemble spectaculaire peut dépendre largement de décisions prises ailleurs.

Les batteries et la mobilité électrique ouvrent une nouvelle séquence pour le Maroc. La convention signée avec Gotion en juin 2024 portait sur une première phase annoncée de 12,8 milliards de dirhams et une capacité annuelle prévue de 20 GWh. Ces chiffres définissaient un projet, non une production déjà réalisée. Les distinguer des investissements effectivement décaissés, des lignes mises en service et de leur utilisation est indispensable à toute évaluation ultérieure.

L’intérêt stratégique de ces implantations se mesurera ensuite à leur profondeur. Produire des cellules, développer certains matériaux, maîtriser les procédés, concevoir les systèmes de gestion et organiser le recyclage correspondent à des positions différentes. Le Maroc peut y gagner une diversification de ses activités et de ses partenaires. Pour convertir cette diversification en apprentissage, il lui faudra surtout suivre les fonctions qui s’installent réellement autour des équipements.

Le Mexique montre pourquoi la durée et l’ampleur de l’intégration ne suffisent pas à régler cette question. Dans une étude publiée en 2024, l’OCDE constate que le poids des exportations dans son PIB a triplé depuis 1988. Elle décrit néanmoins une participation aux chaînes mondiales largement fondée sur l’incorporation d’intrants étrangers, tandis que l’utilisation de valeur ajoutée mexicaine dans les exportations de ses partenaires reste relativement faible.

L’enseignement dépasse le cas mexicain. La proximité d’un immense marché peut soutenir une industrialisation durable sans entraîner automatiquement l’ensemble du tissu national. Une plateforme exportatrice performante et une économie domestique fragmentée peuvent coexister. Le progrès décisif intervient lorsque les fournisseurs acquièrent les moyens de financer leur croissance, de répondre aux normes et de gagner d’autres clients. Sans ces passerelles, les commandes circulent dans le pays plus vite que les capacités ne s’y diffusent.

Le Vietnam expose une autre forme de cette tension. Dans son rapport Viet Nam 2045, publié en 2024, la Banque mondiale indique que les entreprises étrangères réalisent 73 % des exportations. Elle rapporte également une baisse de la proportion d’entreprises domestiques reliées aux chaînes de valeur mondiales, de 35 % en 2009 à 18 % en 2023. Cet indicateur repose sur une définition large des liens internationaux, qui inclut notamment les échanges, le capital étranger ou l’utilisation de technologies sous licence ; il ne mesure pas directement un taux d’approvisionnement local.

Ces résultats interdisent de confondre expansion exportatrice et diffusion générale de la modernisation. Ils ne permettent pas davantage d’effacer les gains obtenus. Dans la même étude, la Banque mondiale estime qu’environ la moitié du PIB et un emploi sur deux dépendent, directement ou indirectement, des exportations. Le problème est celui du passage à l’étape suivante : comment transformer une insertion internationale devenue vitale en capacités plus largement distribuées dans l’économie ?

La Pologne apporte un point de comparaison européen. L’OCDE relève qu’en 2020 les entreprises étrangères représentaient 56 % de ses exportations totales et 65 % de ses exportations manufacturières. Elle observe parallèlement une progression des services intensifs en connaissances, notamment informatiques et professionnels, tout en soulignant la nécessité de renforcer l’innovation et les relations entre multinationales et PME. Même dans une économie solidement intégrée aux chaînes européennes, la place occupée continue de se négocier.

Cette trajectoire rappelle que la montée en gamme peut prendre plusieurs chemins. Elle peut passer par la conception d’un composant, mais aussi par des logiciels, des services d’ingénierie, des essais ou l’organisation de la production. Une politique trop exclusivement fascinée par les bâtiments industriels risque de sous-estimer ces activités. Ce sont parfois elles qui permettent de conserver un client lorsque la fabrication se déplace. 2 La Chine donne à cette discussion une autre échelle. Ses dépenses de recherche et développement ont atteint 2,69 % du PIB en 2024, selon les données définitives du Bureau national des statistiques, et les entreprises en réalisaient 77,7 %. La même année, elle assurait 80 % de la production mondiale de cellules de batteries, selon l’Agence internationale de l’énergie. Ces deux indicateurs ne prouvent pas, à eux seuls, une maîtrise intégrale des technologies ; ils montrent néanmoins l’ampleur de l’appareil de recherche et de production désormais réuni.

La leçon à en tirer doit rester précise. La trajectoire chinoise ne constitue pas une expérience permettant d’attribuer toute la transformation aux IDE. La taille du marché, l’investissement national, les infrastructures, la formation, la recherche et les politiques publiques doivent aussi entrer dans l’explication. Un pays plus petit ne peut pas reproduire ce pouvoir de négociation à volonté. Il peut cependant retenir une ambition : utiliser l’intégration internationale pour développer des entreprises capables d’élargir elles-mêmes leurs produits, leurs technologies et leurs débouchés.

Ces cinq parcours ne forment donc pas les marches régulières d’un escalier. Ils éclairent des combinaisons différentes de production, de propriété, de compétences et de dépendance. Un classement unique serait trompeur s’il comparait des secteurs différents, des années différentes et des filières d’âges très inégaux. Pour établir un jugement solide, il faut suivre des activités comparables dans le temps, puis examiner ce qu’elles changent dans l’économie environnante.

L’emploi occupe une place centrale dans ce bilan. Mais compter les postes ne suffit pas. Un emploi industriel peut apporter une stabilité, une couverture sociale, une formation et une progression salariale qui transforment une trajectoire familiale. Il peut aussi rester exposé à des cadences difficiles, à une sous-traitance instable ou à l’absence de perspectives. L’évaluation doit donc suivre les rémunérations réelles, la sécurité, la durée des contrats, l’accès des femmes aux responsabilités et la mobilité professionnelle. Elle doit également distinguer les emplois supplémentaires de ceux simplement déplacés entre entreprises.

Le meilleur signe d’apprentissage apparaît parfois lorsque le salarié quitte l’usine. Un technicien qui rejoint une PME, un ingénieur qui crée une entreprise ou un responsable qualité qui aide plusieurs fournisseurs à se certifier transportent des connaissances au-delà du périmètre de l’investisseur. Encore faut-il qu’ils trouvent du financement, des clients et des institutions capables de soutenir leur initiative. Le transfert technologique n’est pas une substance qui se répand spontanément autour des machines.

La fiscalité pose une difficulté comparable : une activité visible ne garantit pas une base imposable proportionnelle. Une filiale peut acquitter des redevances de marque, des intérêts, des frais informatiques ou des honoraires de gestion à d’autres sociétés du groupe. Ces paiements peuvent correspondre à des services réels. Ils peuvent aussi déplacer une partie du résultat imposable lorsque leur montant, leur justification ou leur répartition ne correspondent pas aux fonctions exercées.

Les principes de l’OCDE en matière de prix de transfert reposent sur la pleine concurrence : les transactions entre entreprises liées doivent être appréciées au regard des conditions qui prévaudraient entre entreprises indépendantes. Pour les services intragroupe, l’analyse porte notamment sur la réalité du service, l’avantage procuré à son bénéficiaire et la rémunération appropriée. Une faible marge locale ne suffit donc pas à démontrer un abus ; elle justifie d’examiner les fonctions, les actifs et les risques effectivement assumés.

Le pays d’accueil dispose ainsi d’un travail de régulation qui commence bien après la signature de la convention d’investissement. Il doit pouvoir documenter les opérations, contrôler les charges, mobiliser des comparables et traiter les différends sans arbitraire. Une administration insuffisamment outillée risque de laisser échapper de la matière imposable ; une administration imprévisible peut décourager les activités qu’elle cherche à développer. La compétence institutionnelle appartient pleinement à la politique industrielle.

Même correctement prélevé, l’impôt ne clôt pas le compte public. Il faut le rapprocher des subventions, des avantages fiscaux, du foncier mobilisé et des infrastructures nécessaires, sur une durée cohérente. Un port qui sert des centaines d’entreprises ne peut pas être imputé intégralement à une usine. Une exonération théorique ne constitue pas entièrement une recette perdue si, sans elle, l’activité ne se serait pas installée. À l’inverse, financer un projet qui se serait réalisé sans aide représente un coût public difficile à justifier.

L’évaluation doit donc poser une question contrefactuelle : qu’aurait-il vraisemblablement eu lieu sans le soutien accordé ? Ce raisonnement demande des hypothèses explicites et des marges d’incertitude. Il est moins commode qu’un montant d’investissement annoncé, mais beaucoup plus utile pour décider du projet suivant. À ce bilan budgétaire doit s’ajouter un bilan collectif : consommation d’eau, pollution, émissions, pression foncière et capacité des réseaux. Une recette fiscale ne fait pas disparaître un coût environnemental supporté ailleurs.

L’État peut améliorer les termes de l’échange en définissant dès le départ ce qu’il souhaite obtenir et comment il le vérifiera. Des engagements de formation, de recherche ou de création d’emplois peuvent être assortis d’échéances, d’indicateurs et, lorsque le cadre juridique le permet, de restitutions d’aides si les obligations ne sont pas tenues. L’enjeu consiste à contractualiser des résultats observables tout en maintenant des règles stables.

Cette action reste encadrée. Les disciplines de l’Organisation mondiale du commerce limitent notamment les prescriptions de contenu local qui favorisent les produits domestiques au détriment des produits importés, y compris lorsqu’elles conditionnent certains avantages. Les accords commerciaux et d’investissement ajoutent leurs propres contraintes. L’ambition industrielle doit donc être traduite dans des instruments juridiquement solides : formation, infrastructures partagées, soutien à l’innovation, certification et amélioration des capacités des fournisseurs.

Pour le Maroc, cela conduirait à prolonger la politique d’attractivité par une politique de progression. Une PME ne devient pas fournisseur stratégique parce qu’un objectif national le souhaite. Elle doit financer une machine avant sa première commande, supporter les délais de paiement, réussir les audits et recruter des compétences rares. Aider ces entreprises à franchir les seuils de qualification peut produire des effets plus durables qu’une nouvelle concession accordée au seul donneur d’ordre.

Un suivi public pourrait rendre cette progression visible, filière par filière : valeur ajoutée domestique, salaires et qualifications, fonctions de recherche, achats auprès d’entreprises résidentes, place des sociétés à capitaux nationaux, recettes et soutiens publics. Chaque résultat devrait conserver son année, son périmètre et sa définition. Les montants confidentiels ou indisponibles resteraient identifiés comme tels. À ce stade, les sources mobilisées ne permettent pas de calculer un rendement fiscal net homogène pour les cinq pays ; présenter un palmarès chiffré donnerait une précision que les données ne fournissent pas.

Cette discipline changerait aussi le sens du succès. Une hausse des salaires pourrait être reconnue comme un résultat recherché, à condition que les capacités productives permettent de la soutenir. Une baisse de la dépendance à un client compterait autant qu’un nouveau contrat. Une entreprise nationale capable de commercialiser sa propre technologie deviendrait un indicateur aussi important qu’une extension d’usine.

La véritable épreuve arrive lorsque les conditions initiales se modifient. Les aides diminuent, les coûts augmentent, un produit devient obsolète ou un autre territoire propose de meilleures conditions. Le pays conserve-t-il des compétences, des fournisseurs et des infrastructures qui rendent possible une nouvelle activité ? Les entreprises locales savent-elles trouver d’autres débouchés ? Les salariés peuvent-ils valoriser ailleurs ce qu’ils ont appris ?

Une politique d’IDE réussie améliore progressivement les conditions auxquelles un pays participe à l’économie mondiale. Elle lui permet de rémunérer davantage son travail, de défendre sa base fiscale et d’élargir les choix de ses entreprises. L’investissement étranger devient alors un moyen de développement dont les effets dépassent le contrat qui l’a fait venir.

Une usine mesure ce qu’un pays produit aujourd’hui. Les capacités qu’elle lui laisse déterminent ce qu’il pourra décider demain.

Sources principales

Office des Changes, Rapport annuel du commerce extérieur du Maroc 2024, résultats sectoriels repris par le portail officiel Maroc.ma ; OCDE, Études économiques : Maroc 2024 et Examen des politiques de l’investissement : Maroc 2024 ; OCDE, A Review of Mexico’s Participation in Global Value Chains, 2024 ; Banque mondiale, Viet Nam 2045: Trading Up in a Changing World, 2024 ; OCDE, Strengthening FDI and SME Linkages in Poland, 2025 ; Bureau national des statistiques de Chine, Communiqué on National Expenditures on Science and Technology in 2024, données définitives publiées en octobre 2025 ; Agence internationale de l’énergie, Global EV Outlook 2025 ; OCDE, travaux sur les échanges en valeur ajoutée et Principes applicables en matière de prix de transfert, édition 2022 ; OMC, accord sur les mesures concernant les investissements et liées au commerce ; Reuters, annonce de la convention Gotion–Maroc, 6 juin 2024.